vendredi 21 décembre 2007

Juste quelques mots pour m'expliquer

Depuis quelques temps je m'interroge sur les futilités de la vie et ses petits plaisirs. A quoi ça sert tout ça? Comme disait l'autre dans un vieux film "on naît, on vit, on meurt..." et puis après? On fait quoi nous pendant ce temps là? On évolue dans ce monde quelques années, On fait des choix politiques, idéologiques. On aime ou on n'aime pas certaines formes d'art. On prend parti pour des causes qui valent la peine a nos yeux. Nous vivons des amours et des tragédies épiques. Puis un jour on meurt. Ceux qui nous on connus nous pleurent et nous regrettent un peu, puis, ils finiront bien par mourir eux aussi. Et nous retournons dans le néant. Sauf pour un nombre très limité de personnes ("l'élite"), l'existence que nous aurons mené au long de notre vie, n'aura servi à rien du tout. Que nous soyons né ou pas, le reste du monde s'en moque totalement. Tout comme en général, nous nous fichons pas mal du salarié brésilien moyen (ou autrichien, qu'importe la nation).
Alors une question s'impose. A quoi ça sert tout ça?
Je pourrais m'inscrire illico-presto dans un cercle de bonnes-oeuvres. Prendre une carte du parti (n'importe lequel, on s'en fiche). Me dévouer corp et âme pour tenter de changer la face du monde. Et après? Peut-être on me filera une médaille, ou même une prime. Et alors? La face du monde n'aura pas changé d'un chouilla. Si certains croient encore que seul et plein de bonne volonté, on arrive à faire changer les choses, qu'ils me le prouvent. A l'échelle planétaire tout combat personnel est vain. Autrefois les humains vivaient en tribus, ils n'avaient qu'une connaissance limité des territoires qui les entourait. ces contrées lointaines et inconnus offraient alors en permanence du rêve, de l'espoir, des fantasmes et de la terreur. la vie en ces temps consistait donc seulement à perpétuer l'espèce, manger, boire, dormir et quant on avait encore un peu de temps à perdre on explorait l'inconnu. Parfois par curiosité, souvent pour résoudre des problèmes qui empêchait de pourvoir au besoins primaires cités juste avant. Cela remplissait toute une vie, et lui donnait un sens.
Aujourd'hui la part d'inconnu dans notre territoire est quasi nulle. Les peurs ancestrales ont disparus, il n'y a plus aucun dieu à craindre, plus aucun animal non plus; l'homme les à toutes surpassés. Il n'y a plus de rêves non plus, plus de chimères, plus rien à découvrir qui ne l'ai pas déjà été. Il y a juste nous, notre code de sécurité social et notre petit compte en banque (la ou repose tous nos -futiles- espoirs), et notre laborieux travail au sein de la société qui nous abrite généreusement (moyennant(monnayant?) votre temps). je répète donc ma question; à quoi ça sert tout ça?
Nos besoins primaires sont aujourd'hui satisfait par d'autres (manger et boire). ce qu'on réclame de nous en échange de tout ceci, c'est un peu d'argent que nous avons laborieusement gagné en échange de notre temps. jusqu'à un avenir prochain ou peut-être on nous remerciera d'avoir pu donner autant de notre temps à la société (un peu parce qu'on sera trop vieux et moins efficace aussi) et on nous offrira une petite rente minimale en attendant que l'on s'éteigne totalement. Un petit mot de condoléances et hop! emballé, c'est pesé!
En fait que sommes nous?
nous sommes de la chair à société. la société nous mange tout au long de notre vie et se nourrit de nos pérégrinations. "on travaille pour satisfaire vos besoins primaires. Ne bougez pas, on s'occupe de tout."
Je n'ai pas plus de réponses à mes questions que n'importe qui. seulement, à l'instar de beaucoup, je me les poses.
Voilà. pour un premier post juste avant noël je me trouve assez joyeux.
ce sera tout pour aujourd'hui.
merci.

3 commentaires:

Tarzan Ier a dit…

bon, j'avoue. Après relecture c'est vrai que c'est un peu nihiliste comme approche. c'est vrai qu'on a plus qu'a aller se jeter sous un train après adhésion à ce que je viens de dire. puis c'est vrai que: si tout ça ne sert à rien, à quoi ça sert ce blog? ben à rien, justement. juste une soupape quand ça déborde un peu trop dans ma tête. il est évident que puisque rien n'a d'importance, il n'est pas non plus important d'adhérer au premier degré de mes propos. Ce qui compte, c'est l'idée qu'il y a derrière tout ça. le reste c'est des mots (souvent mal assemblés). en fait ce texte est juste une petite mise en bouche pour ce qui devrait suivre ici dans les jours à venirs. voilà. voilà.

Anonyme a dit…

Mais non Tarz, il est très bien ton texte, il n'a rien de nihiliste, c'est juste une tentative afin d'entrevoir ce qui nous bloque, (les oeilleres de Carali...). A quoi ca sert, à rien, tout du moins à aucune prétention, c'est une simple expression dite "artistique".Une soupape comme tu dis. En ce qui concerne le mot entre guillemets, il est déjà le début de la fin. Il classe les modes d'expression et tente d'en interdire l'accès à ce qui sors de ses critères. C'est donc le début de l'"art", qui s'oppose au "non-art", ce deux notions variant selon les époque. Sinon, t'inquiéte tu n'es pas seul, je suis là et j'en connais au moins quelques autres, mais nous ne pouvons pas grand chose, pour la politique internationale... effectivement... En ce qui nous concerne, il ne tiens qu'à nous à progresser, et nous aurons toujours une tonne de problème pour gérer la confrontation avec cette société qui veut nous deresponsabiliser et nous asservir en nous faisant occuper des emplois à la gloire de la croissance et du PIB alors qu'il serait plus que souhaitable de décroitre. L'asservissement et la deresponsabilisation atteignent leur comble lorsque l'on vends du temps de cervau disponible en publicité, qu'on nous concote des realitty show truqués dont un avec le PDG de la république. A part ca Tarz comme tu n'en doute pas, je boycott aussi Noel bien entendu.

HARDCORE !!!

Anonyme a dit…

Toujours aussi virilents mais c'est toujours aussi bon !
Même si mon côté fleur bleue tirant quand même sur le rouge me fait être moins radical que vous je suis d'accord sur le fond !
C'est important de prendre du recul face à cette machine broyeuse d'idées que constitue notre société afin justement de préserver les siennes (d'idées) et de développer un sens de l'analyse qui ne se base pas sur l'affect mais bien sur les profits qu'en tire les "grands de ce monde" à notre insue !
Quoi qu'il en soit que cela ne nous empêche pas d'exister égoïstement en donnant encore ce que l'on veut à ceux que l'on aime !
C'est aussi ça notre façon de ne pas cautionner la "crétinerie" audio-politico-peopolito médiatique !
Et puis une bonne chouille entre potes ça constitue quand même une bonne raison de vivre; alors avis aux amateurs ...